Travailler pour maîtriser l’art du pitch

Dernière mise à jour : juil. 2


Qu'est-ce que le pitch et quelles sont les bases d'un bon pitch ? La réponse dans cet article.





« Entreprendre, c’est d’abord une idée. Pour que l’idée devienne un projet, il faut convaincre les futurs clients, associés, collaborateurs, investisseurs… que cette idée va marcher. C’est le but du pitch», commence Murielle Cozette, qui forme les futurs entrepreneurs de What’s up Camille ?


Le pitch, c’est donc une prise de parole persuasive! Il est composé de deux éléments distincts mais liés : un contenu efficace, présenté à voix haute. Autrement dit, maitriser son pitch amène à travailler trois types de compétences : verbales (tout ce qui concerne le contenu), mais aussi para verbale (la voix) et non verbales (le corps). Il ne suffit pas d’avoir un script parfait, « Il faut penser à son attitude, et bien maitriser son discours », poursuit Murielle.


Heureusement, cela peut s’apprendre. Le pitch est un exercice codifié qui fait appel aux règles de l’art oratoire déjà connues sous Aristote ou Cicéron !


Un pitch réussi repose sur trois piliers :


- La crédibilité : il faut que l’auditoire fasse confiance à celui ou à celle qui s’exprime. Il s’agit de démontrer le potentiel de son projet, mais aussi sa capacité à le mener à bien, ses compétences, sa connaissance du marché - et sa confiance en soi !


- La logique : le discours doit être structuré. On commence classiquement par exposer le problème auquel on répond (en prenant l’angle de l’auditoire) puis on propose une solution adaptée - dont on souligne les bénéfices. On ajoute ensuite selon les besoins différentes briques : le marché, la concurrence, le go to market… et l’appel à l’action en conclusion. Un pitch est une prise de parole avec un objectif : mise en relation, demande de financement, ou vente directe, dans tous les cas, il faut demander clairement ce que l’on attend de son auditoire ! « Avec ces informations, l’orateur a touché la logique de son auditoire. Il faut aussi toucher ses émotions », poursuit Murielle.


- La connexion émotionnelle : l’orateur doit créer une connexion avec son public en décrivant la genèse de son projet par exemple, en donnant un exemple concret ou en racontant une histoire qui va permettre à l’auditoire de s’identifier au projet. Le corps et la voix participent aussi à la création de cette connexion : un orateur qui parle avec passion et enthousiasme communiquera ces émotions à son public !


Quant à la durée de l’intervention, « elle peut être variable. Un pitch de fin d’incubation dure souvent entre huit et dix minutes. Mais un pitch peut durer 2 ou 3 minutes, sur Ulule par exemple. Tout dépend du contexte ».


En résumé, “un pitch réussi est toujours préparé ! Il faut travailler comme pour un grand oral de concours ».

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